Introduction
Les grandes entreprises de l'intelligence artificielle, notamment OpenAI, Google, Microsoft et Anthropic, ont récemment annoncé leur soutien à une nouvelle norme qui permettrait aux éditeurs de contenu de refuser le "scraping" de leurs données par des systèmes d'IA. Cette décision, rapportée par Search Engine Roundtable, marque une étape importante dans la protection des droits des éditeurs et la gestion de la gouvernance des données.
Le "Policy Token"
La nouvelle norme repose sur l'utilisation d'un "policy token", un signal partagé proposé par Kevin Kelley, responsable technique des standards chez Anthropic. Ce signal sera intégré dans le fichier robots.txt des sites web, un outil déjà utilisé pour gérer l'accès des robots d'exploration.
Fonctionnement
- Intégration au fichier robots.txt : Le
robots.txtest un fichier standard utilisé par les sites web pour communiquer leurs préférences aux robots d'exploration. - Signal partagé : Le "policy token" permettra aux éditeurs d'appliquer leurs préférences de formation d'IA à plusieurs entreprises simultanément.
Acteurs et Enjeux
OpenAI et Microsoft
OpenAI, qui a récemment signé un accord controversé avec l'armée américaine, et Microsoft, qui intègre les modèles d'IA d'Anthropic dans ses outils Copilot, sont au cœur de cette initiative. Leur implication souligne un changement stratégique dans l'intégration de l'IA dans les outils professionnels.
Anthropic et l'IETF
Anthropic, bien que confrontée à des désignations de risque par le Pentagone, joue un rôle clé dans cette initiative. Le "policy token" est proposé dans le cadre de l'Internet Engineering Task Force (IETF), un organisme qui développe des standards techniques pour l'internet.
